Voyage dans la région de Pel (2004)

Récit du voyage réalisé par des menbres de l’association, au Mali dans la région de Pel du 22 octobre au premier novembre 2004.

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22 et 23 Octobre 24 et 25 Octobre

Vendredi 22 octobre 2004

C’est le départ, arrivée à 3h00 du matin à l’aéroport de Roissy, terminal 3, nous embarquons à 5 heures, Catherine et Claude ont droit à une palpation aléatoire…C’est un baptême de l’air pour Sarah, place 29 B, juste un petit cri au décollage. A l’escale à Marseille Sylvain visite la cabine de pilotage, Sarah prend la place de Claude, celle qu’il fallait avoir, la 29 A, près du hublot.

9h00 Halte à Gardaïa, nous avons une pensée pour Martine, peut-être notre prochain voyage. Survol du désert, c’est fascinant, sans fin.

15h00 nous arrivons à Ouagadougou, à l’heure, ce qui est exceptionnel avec Point Afrique. Robert nous attend avec son ami, Rémi qui habite Ouaga. Première immersion, premier regard sur l’Afrique, en traversant une partie de la capitale, à bord de 2 taxis, jusqu’au centre d’accueil missionnaire « les lauriers ».Après une petite sieste, nous partons à pied faire un tour en ville, c’est fascinant, les rues sont bordées d’échoppes où se vend toute sorte de matériel de récupération, des fripes…un réparateur de selles…des vendeurs ambulants C’est coloré et animé.

Robert nous offre à boire dans un café. Les verres pleins de glaçons nous tentent mais prudence oblige, nous buvons à la bouteille notre coca, fanta et bière. La chaleur qui nous a saisis à la descente d’avion est toujours bien présente .la première nuit à Ouaga a été bien chaude malgré la présence d’un ventilateur.

Samedi 23 octobre 2004

Lever 4h30, les 2 taxis d’hier, nous conduisent au départ du car. A 6h00, nous embarquons à bord d’un car « super guépard », on n’en voit plus, des comme ça, chez nous, même dans les casses. Pare-brise fissuré retenu par des planches, plus de vitres… les mobylettes sont montées sur le toit, des hommes dorment encore sur le toit du préau.

Il ne faut pas se fier aux apparences, le car démarre du premier coup et nous mène sans problème à Ouahigouya. Sur le trajet à chaque halte, le car est entouré de vendeurs, gâteau, fruit, pain, petit sac de boisson, mouchoir en papier.

A 11h00, nous quittons le car et là commence une nouvelle épopée. Nous nous entassons à 21 dans un mini bus pour terminer notre voyage jusqu’à Koro, il n’y a plus de goudron, le périple est chaotique et ponctué de nombreux arrêts, contrôles de police, douane… ; nous apprenons toutes les contorsions nécessaires pour nous extraire et reprendre place dans le véhicule .

A 14h00, nous arrivons à Koro, le 4×4 de la mission nous y attend, depuis 10h00 du matin avec le cousin de Robert. Nous prenons un repas réconfortant (pintade grillée avec des frites), avant de reprendre la route pour Pel.

A 16h30, nous arrivons à la mission où nous sommes accueillis par le père Abel et le père Léon, notre hébergement est grand luxe pas de WC traditionnel, les toilettes et douches dans la chambre, eau courante et moustiquaire efficace.

Dimanche 24 octobre 2004

Nous avons participé à une assemblée sans prêtre car le père Léon et le père Abel étaient partis en brousse installer des catéchistes dans deux villages. Au cours de cette assemblée Robert nous a présentés, et à la sortie, nous avons été assaillis amicalement, émotion !

Robert nous a ensuite entraînés dans sa maison et nous a présenté sa famille :

  • La vieille maman Marie-Noëlle.
  • Madame (sa femme, c’est comme cela qu’il l’appelle) Marie-Agnès.
  • Les enfants : Suzanne, Véronique, Aimée, Philippe et Rolande.
  • L’aîné Pierre est accueilli chez la sœur aînée de Robert à Sévaré pour suivre ses études.

Ensuite nous avons visité le village, la mosquée, le togouna avec ses magnifiques sculptures représentant les groupes d’age. L’après-midi, nous découvrons le marché de Pel, accompagnés par de nombreux enfants, nous goûtons des beignets de haricots, le Dolo (boisson de mil fermentée), Robert partage une noix de kola avec Catherine. Nous achetons des pagnes Dogon et un Chech pour Sylvain et Catherine. Avant le repas du soir, les enfants de Robert apportent le nécessaire pour le cérémonial du thé. C’est Philippe (7ans) qui porte le petit fourneau rempli de braise incandescente. NUIT INFERNALE : TOURISTA !!!

Lundi 25 octobre 2004

Seuls Catherine et Dominique sont aptes à partir pour le village de Tomboniba où «mali-médicaments» a participé à la réalisation d’un puits. Le village est à 100km de Pel soit trois heures de pistes, celles-ci se resserrent, c’est la brousse, avec au loin des huttes rondes de bergers peulhs, nous approchons du village lorsque des hommes aux habits colorés se précipitent sur notre véhicule.

Quel accueil !!!! Un cheval magnifiquement monté nous ouvre la route. Des femmes en habits de fête grossissent l’escorte.

Robert nous invite à descendre de voiture. Les villageois en liesse tracent le chemin en chassant la moindre brindille. Les femmes chantent et tapent en rythme sur des bidons. Les jeunes gens dansent. Nous arrivons à un hangar tapissé d’étoffes afin de pouvoir s’asseoir à l’aise. Dominique est installé sur une chaise au milieu de tous, micro aux aguets. Après les salutations d’usage, le rite de bienvenue où chacun se salue, nous pouvons enfin converser grâce à notre traducteur, Michel.

Les femmes arrivent à leur tour ; tous nous remercient pour les bienfaits que l’eau a apportés au village et aux femmes en particulier. Les ménages sont sauvés car les épouses ne vont plus passer la nuit près du puits du village voisin.

Nous sommes invités à partager le repas. C’est le ramadan, seuls Vincent, le mineur, Gana, le sourcier, Michel, l’animateur et Robert, chef de projet y font honneur, mangeant joyeusement avec leurs mains dans le plat commun. Ils se lavent les mains ensuite dans une bassine, apportée par les femmes, dans un coin du hangar.

La visite du puits nous emmène à l’extérieur du village. Gana présente le puits de 72 m de profondeur, 37 m de terre et 35 m de roche. Avec ses 35 m d’eau, le puits abreuve une dizaine de villages voisins. Nous sommes sollicités pour participer au projet d’un puits dans un village voisin qui a dépêché un conseiller du chef de ce village pour nous rencontrer. L’heure tourne, le soleil est haut, il nous faut rentrer… Le chef, un homme digne dans sa djellaba blanche, nous offre en signe d’amitié un bélier blanc et les femmes déposent devant Catherine le fruit de leurs récoltes : un grand boisseau d’arachides.

Toutes les photos du voyage:

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