Domaine sanitaire

« EN MATIÈRE DE SANTÉ, IL Y A TELLEMENT A FAIRE,

POUR NOUS, C’EST PEU ET POUR EUX, C’EST BEAUCOUP ! »

 

Mali-médicaments, association reconnue d’Intérêt Général, est composée uniquement de bénévoles dont une pharmacienne et des infirmières, de sympathisants pour des actions ponctuelles. Nous avons tissé des liens d’amitiés réciproques avec des maliens.

Si, jusque dans les années 1990, l’accès aux médicaments est resté difficile pour les personnes vivant dans certains endroits éloignés des grandes voies de communication , la situation s’est bien améliorée depuis. Il n’en reste pas moins que si aujourd’hui on peut trouver partout assez facilement de quoi se soigner, du moins pour certains produits de base, ils sont à un prix dont tout le monde ne peut s’acquitter.

 

Historique : de 1976, année de création à janvier 2009 :

Après avoir fait notre possible pour approvisionner quelques dispensaires relativement enclavés, notre rôle a donc évolué vers la mise à disposition de médicaments à l’intention uniquement des personnes les plus démunies.

Mais au service de ces deux objectifs, notre méthode est restée la même jusqu’en 2008. Grâce à un réseau d’amis répartis dans plusieurs communes du département des Yvelines, nous récupérions des médicaments non utilisés (MNU) auprès de particuliers ou de pharmaciens, et même, quand cela était encore possible, chez des médecins. Nous achetions des spécialités plus adaptées aux pathologies tropicales ainsi que d’autres produits en fonction des demandes de nos correspondants.

tri

Citons les dispensaires de Guéné-Goré(la première),  Kassama, Kéniéba, Mopti, Koro et Gao. Tous les deux mois (en général le premier dimanche du mois),  une dizaine d’entre nous se réunissait au siège de l’association pour trier,  et répartir les produits selon les besoins de nos destinataires.  Nous envoyions régulièrement des colis de 3 ou 20 Kg, ce qui représentait entre 250 et 300 Kg de médicaments par an.

QUELQUES EXTRAITS SIGNIFICATIFS DE COURRIERS EN PROVENANCE DU MALI :

Janv. 78

femme et enfant

 » Si Brigitte et Martine sont ici des étrangers très honorés et accueillis par de pauvres africains, et mieux reçus que le président lui-même, ce n’est pas parce que vous avez fait quelques colis de médicaments ou bien que vous avez vendu beaucoup de brioches. C’est seulement parce qu’un grand capital humain s’est mis en mouvement.  »

Père Maurice DUGAY (Père Blanc fondateur de l’Association)

puits

«  Tous ces enfants qu’on nous présente comme les nôtres parce qu’ils ont survécu, parce que beaucoup vous doivent la vie. Ils ne peuvent pas payer ce qu’ils vous doivent : la vie d’un bébé n’a pas de prix. Alors ils dansent, ils chantent, ils remuent le ciel et la terre et tout le village se mobilise pour qu’au moins tout le monde sache qu’ils ne sont pas indifférents.  »

Père Maurice DUGAY

Mars 96
«  L’équipe d’infirmières a été donc renouvelée ici et notre dispensaire fonctionne toujours à plein, avec environ 100 consultations par jour, et deux équipes consultantes. Nous vous redisons notre reconnaissance pour l’aide que vous nous avez portée et souhaitons que votre collaboration avec nous pourra continuer. »
Dispensaire de Gao

     ♦ Historique : depuis janvier 2009 :

La loi actuelle nous interdit de récupérer auprès de particuliers ou en pharmacie les médicaments qui n’ont pas été utilisés, quelque soit leur état. Quand bien même un produit n’a pas été ouvert, quand bien même sa date de péremption lui donne plusieurs années de validité, tout Médicament Non Utilisé (MNU ) doit désormais être incinéré.

Sans ignorer que cette évolution législative repose sur des raisons sérieuses qu’il ne nous appartient pas ici de remettre en cause, il n’en reste pas moins que si, comme toute autre association,  nous voulions avec notre budget acheter dans les conditions habituelles du marché des médicaments neufs pour les envoyer comme nous le faisions pour des MNU, notre capacité d’aide serait à peu près divisée par 10 !!!.

◊ 2004: la pharmacie du dispensaire de Bandiagara / comparaison 2009

 

 

 

 

 

Nouvelle stratégie :

→ aide médicamenteuse:

Il ressort des recherches que nous avons pu faire jusqu’à présent en matière de fourniture de produits à des tarifs préférentiels, que la moins mauvaise solution reste en fait l’envoi direct aussi régulier que possible d’un apport financier. Les dispensaires avec lesquels nous collaborons achètent désormais dans le pays, (ce qui, il faut le reconnaître est possible en temps normal pour beaucoup de produits). Les médicaments sont ainsi mis à la disposition des personnes qui n’auraient pas les moyens de se soigner si elles devaient les acheter elles-mêmes.

Les virements sont semestriels, approvisionnés à réception de la copie des achats effectués précédemment. Nos destinations actuelles sont: le dispensaire catholique et le dispensaire d’état de Pel- Maoudé et Bandiagara, visités notamment en 2009, le centre infantile de KORO et son centre hospitalier, l’hôpital Cardoso à SéVARé.

   ♦ Dispensaire Bandiagara visité en 2009, note synthétique illustrée de photos

(Nous avons mis fin à notre partenariat en 2016 faute d’éléments concrets portés à notre connaissance de l’ aide dispensée auprès de la population)

   ♦ Dispensaire de Pel-Maoudé,visité en 2009, note explicative illustrée de photos

→ action politique:

D’autre part, Mali-médicaments essaye de sensibiliser les décideurs à la nécessité d’amender la Loi en cours, aberration tant économique qu’humanitaire.

Nous vous invitons à consulter l’article « Ce que construisent les Hommes est éternellement perfectible » catégorie ‘action sanitaire’ ou/et l’article relatif à l’atelier animé par Mali-Médicaments sur le sujet lors de la tenue des 4ème Assises Yvelinoises, catégorie ‘journée évènementielle – Assises’.

→ aide ponctuelle et conjoncturelle:

Par ailleurs, lorsque l’occasion se présente, Mali-Médicaments envoie du petit matériel médical ainsi que certains médicaments introuvables sur place.

Si les récoltes s’avèrent médiocres ou insuffisants ou si le contexte politique engendre un apport massif de réfugiès comme en 2011-2012, Mali-Médicament octroie une aide humanitaire alimentaire sous la forme d’achat de sacs de mil, nourriture de base pour nos amis maliens.

◊ Illustrations: arrivée des sacs de mil à Pel-Maoudé en octobre 2012 et distribution aux Chefs de village:

 

 

 

 

 

 

 

→ aide aux soins auprès des écoles – sensibilisation aux règles d’hygiène, à la nécessité du lavage des mains – formation d’adultes relais:

Depuis 2014, Mali-Médicaments octroie des fonds permettant d’acquérir le nécessaire pour dispenser les premiers soins d’urgences en cas de blessure, d’accidents ou d’infection au niveau des écoles. Les Directeurs d’école, les responsables des comités de gestion reçoivent une formation de base afin d’assurer ces soins palliatifs et préventifs de manière que tout foyer infectieux ou mal être ne dégénère en une infection plus grave. C’est un véritable succès tant au niveau sanitaire que scolaire, les enfants étant pris en charge, les autorités éducatives ont constaté une augmentation de la fréquentation scolaire.

Nous vous invitons à consulter les articles dédiés à ces actions:

Domaine sanitaire, Mali-médicaments s’implique aussi au niveau des écoles.

Domaine sanitaire, mali-Médicaments s’implique aussi dans la sensibilisation des écoliers aux règles d’hygiènes élémentaires.
  

→ aide à la fabrication de serviettes hygiéniques lavables, à partir de juin 2017:

(Article en cours d’élaboration)

Nos ressources :

L’une de nos rentrées financières traditionnelle est « l’opération brioches » qui a lieu chaque année, pendant le dernier week-end de septembre où nous vendons avec autorisation préfectorale des brioches essentiellement à domicile dans plusieurs communes de la région de Montfort l’Amaury, Rambouillet et Neauphle le Château.

 

♥ Notre association s’efforce d’œuvrer à taille humaine et tient à n’exister que dans les limites (mais aussi les richesses) de la rencontre des hommes. ♥

C’est dans cet esprit que nous entretenons aussi une correspondance suivie avec ceux qui nous sollicitent et que nous essayons autant que possible d’organiser des visites sur place et d’inviter nos correspondants en France.

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